DPE du Centre Ancien à Balma : comprendre le bâti et ses étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Centre Ancien à Balma, les 409 DPE analysés décrivent un bâti principalement construit entre 1948 et 1974, où les appartements sont majoritaires. Les logements classés F ou G représentent 5,9 % des diagnostics, une proportion supérieure aux 1,8 % observés dans la ville.

DPE du Centre Ancien à Balma : comprendre le bâti et ses étiquettes — Balma

Le dossier énergétique du Centre Ancien repose sur 409 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 3 647 DPE analysés à Balma. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du Centre Ancien. La lecture doit donc rester celle d’un échantillon local, utile pour situer un bien sans lui attribuer automatiquement les caractéristiques du quartier. Trois éléments structurent ce portrait : le poids des constructions de 1948 à 1974, la présence conjointe de maisons et d’appartements, et une proportion de classes F et G supérieure à celle de la commune.

Un bâti dominé par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre Ancien)Part du quartier
A30,7 %
B215,1 %
C20249,4 %
D10024,4 %
E5914,4 %
F225,4 %
G20,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre Ancien (Balma).

Malgré son nom, le Centre Ancien ne présente pas, dans les diagnostics analysés, une majorité de logements construits avant 1948. Cette période ne représente que 2,0 % du corpus local, contre 2,1 % à l’échelle de Balma. La période dominante est celle de 1948 à 1974, avec 48,4 % des diagnostics du quartier. Au total, les logements construits avant 1975 pèsent 50,4 % de l’échantillon. Le quartier associe également plusieurs formes d’habitat : les maisons individuelles représentent 41,3 % des biens diagnostiqués, tandis que le reste correspond à des appartements. Cette diversité invite à éviter un portrait uniforme. Les chiffres disponibles ne détaillent ni les matériaux, ni les systèmes de chauffage, ni les rénovations réalisées ; ils ne permettent donc pas d’expliquer la performance d’un logement par son seul âge.

Une majorité de classes C, mais 24 logements classés F ou G

La classe C est la plus représentée au Centre Ancien, avec 202 diagnostics sur les 409 recensés. La classe D vient ensuite, avec 100 diagnostics, puis la classe E, avec 59 diagnostics. Cette répartition décrit un quartier où les performances ne se résument pas aux logements les moins bien classés. Les étiquettes A et B sont présentes, mais leurs effectifs restent limités à 3 et 21 diagnostics. À l’autre extrémité, les classes F et G regroupent respectivement 22 et 2 logements. Le total des passoires énergétiques atteint ainsi 24 logements, soit 5,9 % de l’échantillon. Les données ne croisent pas les étiquettes avec le type de logement ou la période de construction : on ne peut donc pas attribuer les classes F et G aux seules maisons ou aux bâtiments les plus anciens.

  • Classes A et B : 3 diagnostics en A et 21 en B. Ces résultats montrent la présence de logements mieux classés, sans permettre de préciser leurs équipements ou leur histoire de rénovation.
  • Classes C et D : 202 diagnostics en C et 100 en D. Ce sont les deux catégories les plus représentées dans le corpus énergétique du Centre Ancien.
  • Classes E, F et G : 59 diagnostics en E, 22 en F et 2 en G. La présence de ces étiquettes appelle une lecture attentive du diagnostic propre à chaque bien.

Des indicateurs médians supérieurs à ceux de Balma

Par rapport aux indicateurs communaux fournis, le Centre Ancien affiche une consommation médiane plus élevée : 158 kWh/m²/an, contre 123 kWh/m²/an à Balma. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, à 1 264 €, contre 806 € pour la ville. La surface médiane atteint 78 m² dans le quartier, contre 68 m² dans l’ensemble communal. Ces indicateurs doivent être lus ensemble, mais ne suffisent pas à isoler les causes de l’écart de coût. La consommation exprimée par mètre carré apporte un éclairage distinct de celui de la surface. Enfin, les passoires F et G représentent 5,9 % des diagnostics locaux, contre 1,8 % dans la ville. Il s’agit ici d’une comparaison de proportions et de médianes, et non de moyennes arithmétiques.

Vendre : situer le logement sans le confondre avec le quartier

Pour préparer une vente au Centre Ancien, ces données offrent un contexte, mais le résultat du logement reste le point de référence. La présence de 202 diagnostics classés C montre notamment qu’une adresse dans ce quartier n’implique pas une mauvaise étiquette. À l’inverse, la proportion locale de 5,9 % de classes F et G justifie de ne pas laisser la question énergétique au second plan dans la présentation du bien. Le vendeur peut distinguer clairement l’étiquette de son logement, sa consommation et son coût estimé des valeurs médianes du quartier. Les chiffres fournis ne renseignent ni les prix de transaction, ni les négociations, ni les décisions des acquéreurs. Ils ne permettent donc pas de chiffrer un effet du DPE sur la valeur de vente.

  • Présenter le diagnostic individuel plutôt qu’une performance supposée du quartier : les 409 DPE recensés couvrent toutes les étiquettes, de A à G.
  • Comparer des indicateurs de même nature : la consommation médiane locale de 158 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 1 264 € ne décrivent pas la même dimension énergétique.
  • Replacer la surface et l’ancienneté du bien dans leur contexte : la surface médiane est de 78 m² et 48,4 % des diagnostics concernent des constructions de 1948 à 1974, sans que ces valeurs préjugent du résultat individuel.

Louer : examiner l’étiquette et le budget énergétique du bien

Pour un projet locatif, le portrait du Centre Ancien invite à examiner conjointement l’étiquette du logement et son estimation énergétique. Le coût annuel médian estimé de 1 264 € constitue un repère local, pas une facture annoncée pour chaque occupant. Il ne doit pas être présenté comme une dépense certaine du logement proposé à la location. De même, les 24 logements classés F ou G signalent un enjeu à examiner individuellement, sans permettre de conclure sur la situation de tous les biens du quartier. Les faits fournis ne comprennent pas les règles juridiques applicables à la location ni les caractéristiques détaillées d’un logement précis. Ils ne suffisent donc pas à établir sa possibilité de mise en location. Cette conclusion exige une vérification distincte du simple portrait statistique.

Questions fréquentes

Le Centre Ancien est-il surtout composé de logements construits avant 1948 ?

Non, pas dans l’échantillon analysé. Les logements antérieurs à 1948 représentent seulement 2,0 % des diagnostics du quartier. La période dominante est 1948-1974, avec 48,4 %. Le nom du Centre Ancien ne doit donc pas conduire à supposer que les logements diagnostiqués relèvent majoritairement du bâti le plus ancien.

Le Centre Ancien compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Balma ?

En proportion, oui : les classes F et G représentent 5,9 % des diagnostics du Centre Ancien, contre 1,8 % à l’échelle de Balma. Cela correspond à 24 logements dans le quartier, dont 22 classés F et 2 classés G. Cette comparaison porte sur les corpus de DPE analysés, pas sur un recensement exhaustif.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour estimer les dépenses d’un bien ?

Les 1 264 € annuels constituent uniquement un repère médian estimé pour le quartier, contre 806 € à Balma. Cette valeur ne remplace pas l’estimation propre au logement et ne garantit pas sa dépense future. Pour une vente ou une location, il faut donc distinguer le contexte local des informations énergétiques individuelles.

Sources officielles

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